« RISQUER » c’est le mot que nous avions retenu lors de la rencontre de rentrée de Congrégation, car commencer une vie communautaire avec une nouvelle sœur est toujours un « risque ».
Nous avons revu notre projet communautaire ou nous lisons : « Chacune de nous a répondu à un appel personnel, avec ce qu’elle est, avec son histoire qui l’a façonnée, et cette réponse nous lie ensemble, elle est inspirée par un même charisme, une même spiritualité qui oriente toute notre vie ».
La mission d’éducation : « Faire grandir en humanité », « rendre l’Évangile accessible à tous » en fait partie et nous essayons de la vivre aujourd’hui comme hier, mais d’une façon différente de celle de notre vie professionnelle.
Grandir en Humanité est toujours une mission réciproque et elle commence entre nous par un partage de ce que chacune vit.
Monique :
En ce qui me concerne, cette mission est toujours présente. Faire « grandir en humanité » nous en avons tous besoin et nous en bénéficions de la part des autres sans toujours le réaliser au moment.
Pour moi cette « éducation » se fait surtout au gré des rencontres au jour le jour et sans programme établi : par un bonjour, qui veut dire à celui qui le reçoit qu’il existe, par l’accueil, en étant attentive à celui qui est là, par un simple merci à la vendeuse ou à celle qui ouvre la porte ou laisse passer (parce que tu marches avec une canne). Pour moi cela veut dire : tu es là, je t’ai vu, tu as de l’importance.
C’est aussi dans les quelques réunions auxquelles je participe (ACAT, Club…), quand je le peux et à ma place, j’ai le souci que chacun, chacune puisse s’exprimer et être entendu.
Cela est plus concret quand je vais porter la communion à une personne handicapée. Nous nous faisons ‘grandir en humanité’ mutuellement dans nos échanges avant la communion et dans notre partage de la Parole de Dieu.
Et bien sûr j’espère que cela se fait aussi à travers ce que nous vivons en communauté entre autres par l’échange sur ce que chacune vit à l’extérieur.
Denise :
« J’arrive à Basse-Goulaine. Un nouveau commencement à quatre-vingts ans et des poussières, comme un certain nombre d’entre nous. C’est là que je suis appelée aujourd’hui à rejoindre « le chemin ouvert par Gabriel Deshayes et Michelle Guillaume » Une réalité et un environnement très différents de ceux qui m’étaient devenus familiers. C’est le temps de regarder et d’écouter, de se laisser toucher, au fil des rencontres. Petit à petit, entrer dans la vie et le réseau de relations de la communauté bien présente sur la paroisse et la ville. Être ensemble une présence attentive, respectueuse, bienveillante, essayer de donner le signe de la fraternité. Apprendre à connaître les personnes, les lieux, les activités. Et voir dans quelle(s) collaboration(s) je peux entrer.
Raymonde :
Pour moi, je cite mon engagement dans l’apprentissage du Français avec les demandeurs d’asile de toutes nationalités qui me sont confiés par l’Association Benoît Labre, en lien avec les assistantes sociales.
Un fait récent lié à la pluie intense de ces dernières semaines et l’aspiration de ceux qui savent lire à découvrir la richesse de notre vocabulaire :
Mon interrogation : comment ces apprenants peuvent-ils venir aux cours alors qu’ils n’ont pas de vêtements de pluie ? ils vont être malades… et pour leur donner la possibilité de s’enrichir en Français, un dictionnaire serait un trésor.
Ce souhait partagé en Communauté et à d’autres personnes connues rejoint le cœur de toutes : les vêtements de pluie et les dictionnaires arrivent rapidement. Je dois même dire : « Stop ». A n’en pas douter, c’est la Providence de nos jours. Le merci chaleureux des bénéficiaires rejoint les donateurs généreux par mon intermédiaire.
Comment douter Seigneur de Ta présence dans nos solidarités vécues ensemble et que nous te remettons dans notre prière en Communauté ?
Ensemble, devenir « guetteur pour accueillir le salut et raviver notre souffle missionnaire », nous aider à voir le Christ à l’œuvre dans nos vies, dans celle des autres, dans les événements… et avec tous les baptisés annoncer que l’avenir du monde est en Dieu seul et célébrer Jésus-Christ qui donne le Salut » d’après Constitutions n°17
Communauté Basse-Goulaine
