Disciples

Notre vie est bâtie sur une rencontre avec le Christ. Rencontre qui a bouleversé notre vie au point que nous avons tout quitté pour le suivre. « Dieu seul », disait Gabriel Deshayes le fondateur de la Congrégation

La Parole de Dieu lue et ruminée chaque jour, la prière et les sacrements nourrissent cette rencontre.

Notre vie porte la marque de notre attachement au Christ. Nous adoptons une manière de vivre inspirée de l’Évangile jusqu’à nous engager par vœux.

  • Vœu de pauvreté : vivre simplement et sobrement (N’emportez rien dit l’Évangile) et surtout partager, mettre en commun.
  • Vœu de chasteté : vivre la rencontre des autres dans le respect, l’attention aimante.
  • Vœu d’obéissance : vivre l’écoute des autres dont la parole peut compter pour choisir, avancer, chercher.

 

Notre vie est marquée par les accents évangéliques des fondateurs : Gabriel Deshayes, Michelle Guillaume, les premières sœurs et des sœurs qui nous ont précédées

Cette rencontre se poursuit tous les jours de la vie. Que l’on soit à la prière, en chemin, à soigner, enseigner, essuyer la vaisselle, cultiver, c’est une présence de tous moments. La parole de Dieu habite notre vie. Cependant, il est nécessaire de prévoir ces temps privilégiés, où dans la solitude du cœur, ou avec la présence des sœurs de notre communauté, nous nous recueillons pour adorer, bénir, glorifier, demander pardon, offrir ; pour présenter à Dieu tous les gens rencontrés, accueillis.

 

C’est dans notre vie que, du matin au soir, coule entre les rives de notre maison, de nos rues, de nos rencontres, la Parole où Dieu veut résider. C’est dans notre esprit qui nous fait nous-mêmes à travers les actes de notre travail, de nos peines, de nos joies, de nos amours, que la Parole de Dieu veut demeurer. La phrase du Seigneur que nous avons arrachée à l’Evangile dans une messe du matin ou dans une course de métro, ou entre deux travaux de ménage, ou le soir dans notre lit, elle ne doit plus nous quitter, pas plus que nous quitte notre vie ou notre esprit. Elle veut féconder, modifier, renouveler la poignée de main que nous aurons à donner, notre effort sur notre tâche, notre regard sur ceux que nous rencontrons, notre réaction sur la fatigue, notre sursaut devant la douleur, notre épanouissement dans la joie. Elle veut être chez elle partout où nous sommes chez nous. Elle veut être nous-mêmes partout où nous sommes nous. La Parole du Seigneur, elle exige notre respect ; si notre vie a des pauses possibles, elle veut posséder à la fois un peu ou beaucoup de ces pauses, elle exige que notre esprit s’occupe exclusivement d’elle, veut de lui le sacrifice de tout ce qui vaut moins qu’elle. Elle veut que l’on prie sur elle dans l’oubli de tout ce qui est si peu à côté d’elle… Ainsi soit-il. 

Madeleine Delbrêl (1904-1964)